Les maisons d’édition nous arnaquent-elles ? 

Rédigé par Alexandra Peduzy

Chaque année, les élèves de l’Athénée Royal de Huy ont la possibilité de se rendre à la Foire du Livre de Bruxelles, le plus grand événement littéraire de Belgique. Cette expérience leur permet non seulement de découvrir des ouvrages qu’ils n’auraient pas consultés par ailleurs, mais également de rencontrer de nombreux auteurs/illustrateurs et de leur poser quelques questions. 

Notre rédaction a donc pris la route et a tendu son micro à quelques auteurs présents sur place afin d’en savoir plus sur les maisons d’édition. En les interrogeant plus profondément, on réalise que leurs points de vue divergent.

Un illustrateur interrogé, Bruno W., préfère publier de nombreux livres pour enfants avec un ami dans une maison d’édition spécialisée dans la petite enfance afin de gagner en visibilité. Ainsi, il peut se consacrer à sa passion : illustrer, et laisser la maison d’édition faire le reste. 

Si d’aucuns, comme Bruno W. , continuent de faire confiance aux maisons d’édition traditionnelles, d’autres se sont tournés vers d’autres procédés. Ainsi, Oriane, une des plus anciennes slameuses  de Belgique, témoigne :

« Avant, autoéditer était très compliqué mais maintenant avec les avancées technologiques, c’est devenu un business à lui tout seul et il se professionnalise de plus en plus. » – Oriane, autrice.

Au début, elle a publié chez un petit éditeur puis dans quelques maisons d’édition peu connues. Au fil de temps, elle a appris à devenir plus « autonome », à s’autoéditer. Aujourd’hui, elle crée son livre de A à Z, car elle s’est rendu compte que plusieurs éditeurs n’étaient pas réellement professionnels; ils n’avaient pas forcément de connaissances très profondes sur le sujet mais se disaient « pro » pour profiter de la naïveté des jeunes auteurs. Elle a donc une partie de ses livres en maison d’édition et une partie en autoédition. 

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’autoédition n’est pas une démarche exclusivement autonome. L’autrice nous explique en effet que lorsque les auteurs choisissent de s’autoéditer, ils font appel à des professionnels pour certaines étapes comme la création de la couverture, … Ils peuvent alors mettre en avant ce qu’ils pensent réellement et discuter de ce qu’ils souhaitent pour leur livre. Cela contraste singulièrement avec ce qui se passe dans certaines maisons d’édition où les auteurs n’ont pratiquement rien à dire sur la « manière »  dont leur livre est publié. Oriane a d’ailleurs déjà refusé une grande maison d’édition car celle-ci tenait des propos dit « choquants » et ne traitait pas correctement les auteurs. 

« Le côté positif de la Foire du Livre de Bruxelles est qu’elle est ouverte également aux livres autoédités comparés à certains évènements où, si les auteurs n’ont pas de maison, ils ne peuvent pas participer. » – Oriane, autrice.

Groupe scolaire à la Foire du Livre – Source : © A. Peduzy – 2025

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